CABINET D'OSTEOPATHIE

                                            SAMIR SI SALEM Ostéopathe 
    

 

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Samedi 16 juin 6 16 /06 /Juin 10:55

Plus de la moitié des musiciens, amateurs ou professionnels, ont à faire face un jour ou l’autre à des troubles dits « musculo-squelettiques », liés à la pratique instrumentale.  Les douleurs les plus fréquentes son généralement localisées à la main, au poignet, à l’avant-bras, à l’épaule, au cou ou au dos. Elles proviennent soit des tendons (structure rattachant les muscles aux os), soit des muscles eux-mêmes.

Une étude états-unienne1 réalisée auprès de 4000 musiciens d’orchestre a montré que 66% des instrumentistes à corde et 48% des instrumentistes à vent présentaient des problèmes d’ordre musculo-squelettique. Une étude plus récente2 effectuée auprès de 56 orchestres internationaux confirme ces données. Si les musiciens d’orchestre sont les plus touchés, tous les instrumentistes (professionnels, amateurs ou élèves des conservatoires) peuvent présenter des affections liées à leur activité musicale.

 

Du fait de l'intensité de sa pratique et de l'aspect répétitif de certains mouvements, le musicien professionnel peut être considéré comme un sportif de haut niveau. C'est donc lui qui est le plus exposé à ces troubles musculo-squelettiques. Néanmoins, l'expérience montre que le musicien amateur rencontre également ce type de problème. Moins performant, moins entraîné que le professionel, il est par conséquent moins résistant aux contraintes corporelles induites par sa passion de la musique.


Voici quelques exemples permettant d'illustrer les forces mécaniques et leurs contraintes rencontrées par le musicien.

 

Les musiciens d’orchestre symphoniques, de chambre, d’harmonie, fanfares…

Lorsqu’un musicien joue au sein d’un orchestre, il répète chez lui et avec l’orchestre. D'une part le travail personnel quotidien consiste à jouer plusieurs heures par jour un répertoire musical d’un haut niveau technique exigeant beaucoup de travail. Cette pratique intensive aboutit souvent à un syndrôme de surmenage (« overuse ») : la demande excédant les capacités tissulaires.

D'autre part, les répétitions avec l'orchestre sont à l'origine d'autres formes de contraintes :  l'organisation même de l'orchestre impose à chaque musicien une place fixe qui sera conservée pendant plusieurs années. Sa place par rapport au pupitre, partagé entre deux musiciens, sera la même également. De nombreuses tensions vont alors se créer : les yeux, forcés de regarder à la fois en direction du chef d’orchestre et vers le pupitre entraînent des tensions qui se propagent alors rapidement dans le cou, le haut du dos, les épaules…

 

Les autres musiciens (solistes, jazz band, groupes de rock…)

Les musiciens, en général, qui jouent dans ces formations subissent « uniquement » les contraintes liées à l’instrument. En effet, ces groupes ont des structures souvent moins rigides que les orchestres.

Il semblerait que la pratique du violoncelle nécessite une posture et des mouvements moins physiologiques que celle du violon. En effet, le bras gauche est  en triple flexion, replié sur lui même ce qui crée des contraintes importantes sur les articulations de  l'épaule, du coude, du poignet et de la main.

Le violoncelliste tient son instrument entre ses jambes écartées. Le bas du dos (les lombaires) est alors cambré (lordose augmentée) ce qui contraint les articulations, os, ligaments, muscles… et peut entraîner des douleurs.

La position du manche entraine certains instrumentistes à déplacer leur tête de l’axe de la colonne et donc créer des tensions au niveau du cou.

L’épaule droite n'est pas épargnée les mouvements de l’archet la font travailler en  fermeture/enroulement ce qui peut engendrer des tensions et des douleurs diverses. De plus contrairement au violonniste dont l'archet peut se reposer à l'horizontale sur les cordes le violoncelliste est constamment obligé de retenir l'archet contre les forces de gravité. 

La pratique du violon occasionne des tensions tout au long de la colonne et du bassin par sa position sur sa chaise. Il existe essentiellement deux positions :

-          les jambes écartées afin de laisser passer l’archet entraînant, comme chez le violoncelliste, une augmentation de la cambrure (lordose lombaire) et donc une possible douleur,

-          les jambes tournées vers la gauche en position d'amazone. Cette position va quant à elle créer une torsion tout le long de la colonne étirant ainsi les ligaments, muscles et mettant en tension les articulations. Des douleurs peuvent alors également apparaître.

Le port de l'instrument occasionne presque systématiquement des douleurs au niveau de la nuqye et des trapèzes. Si son coussin est mal adapté, la colonne cervicale va alors se pencher pour compenser la hauteur et donc créer des tensions.




 


Les différents troubles rencontrés chez les musiciens :

 

TENDINITES ET TENOSYNOVITES


Elles sont dues à de micro-traumatismes secondaires à des efforts trop intenses, trop rapides, trop répétés ; elle correspond à ce que les anglo-saxons appellent les "overuse syndromes". Cette pathologie est similaire à celle des tendinites des sportifs. Ainsi peut-on rencontrer des tendinites des extenseurs ou des fléchisseurs des doigts chez les pianistes et les violonistes ; chez ces derniers, des douleurs de la partie externe du coude (épicondylalgie), dues au surmenage des tendons extenseurs du poignet tenant I'archet sont fréquentes. Une mauvaise pratique instrumentale peut en être à I'origine, nécessitant en parallèle du traitement ostéopathique une correction du geste.

 

LES SYNDROMES DE COMPRESSION NERVEUSE

Ils se traduisent par des troubles de la sensibilité, avec des fourmillements (paresthésies) au niveau des doigts. Des compressions peuvent se voir au niveau du poignet (canal carpien) chez le pianiste, le violoniste et les joueurs d’instruments à vent et également, pour le violoniste, au niveau du coude, de l’épaule et du cou (Syndrome du défilé des scalènes).

 

Ils sont dus à plusieurs facteurs :


défauts d'attitudes : flexion exagérée du poignet (entraînant un syndrome du canal carpien par compression du nerf médian), ou du coude (entraînant un syndrome de compression du Nerf Cubital), rétropulsion des épaules et rotation du cou (entraînant un syndrome de compression vasculo-nerveuse du défilé thoraco-brachial (plexus brachial).

hypertrophies musculaires : la pratique instrumentale demande des efforts musculaires importants. L'hypertrophie musculaire due à un entraînement intensif peut favoriser des compressions nerveuses.
ténosynovites (celles des tendons fléchisseurs lors de la pratique intensive du piano peuvent comprimer le nerf médian du canal carpien).

 

PATHOLOGIE ARTICULAIRE

L'hyperlaxité articulaire peut être préjudiciable. Contrairement à ce qu’en pensent certains musiciens, la laxité est loin de constituer un avantage mais est une source de déboires. Les instrumentistes sont obligés de fournir un effort musculaire supplémentaire pour stabiliser leurs articulations.

Ceci est en particulier le cas chez les instrumentistes à vent où elle peut gêner le jeu des doigts qui doivent exercer une pression très précise. Le problème le plus souvent rencontré est celui de la douleur à la base du pouce (articulation trapézo-métacarpienne) pouvant être le premier signe d'une arthrose révélée ou déclenchée par la pratique instrumentale. Elle se voit chez le pianiste et le violoniste ; chez le premier, le rôle du pouce est particulièrement important. Chez le violoniste, une mauvaise tenue du violon, le pouce étant mal positionné, peut en être à l'origine. Il faut, en parallèle du traitement ostéopathique, corriger le défaut d’attitude.

 


Les troubles de la posture :

L’expérience révèle que l’apparition des troubles musculo-squelettiques est souvent favorisée par des postures défectueuses et des erreurs techniques (« misuse »)

Quel que soit l'instrument de musique, le musicien va progressivement, par des positions répétitives en légère torsion, installer son corps dans des dysfonctions et percevoir tôt au tard des douleurs.

Chaque musicien peut se diagnostiquer un déséquilibre postural par ces quelques points :

Le musicien doit se tenir debout, décontracté et observera :

1.       La position de ses pieds, est-elle droite ou ouverte ?

2.        Les semelles de ses chaussures sont-elles usées uniformément, au talon et/ou à l'externe ?

3.       Le dos est-il droit ou creusé au niveau lombaire ?

4.       Les épaules sont-elles parallèles au sol ou à des hauteurs différentes ?

5.       A t-il un craquement de l'articulation à l'ouverture de la bouche ?

6.       L'ouverture et la fermeture de la bouche se fait-elle de manière symétrique ou non ?

7.       L’axe reliant les deux yeux est-il horizontal ou non ?

8.       Les yeux dans leur orbite sont-ils symétriques ou non ?

9.       Présente-t-il parfois des maux de tête (céphalées) derrière les yeux ou non ?

10.     Présente-t-il des douleurs à la nuque, aux reins, aux genoux ou non ?

11.     A-t-il des cors aux pieds ou non ?

 

 

 

1. Fishbein et coll. en 1986

2. Ian James en 1997

Vendredi 5 février 5 05 /02 /Fév 11:55

En France, l'ostéopathie ne bénéficiait jusqu'à très récemment, d'aucun statut officiel, contrairement aux autres pays européens. Depuis l'article 75 de loi n°2002-303 du 4 Mars 2002 relative aux droits des malades et à la qualité du système de santé le titre d'ostéopathe est officiellement reconnu en France.

Les décrets d'application qui encadrent cette nouvelle profession sont parus le 25 Mars 2007. Ils définissent les actes ostéopathique autorisés ainsi que la formation pédagogique minimum nécessaire à l'obtention du diplôme en ostéopathie (D.O.).

L'ostéopathie a été reconnue comme pratique médicale mais n'est toujours pas pour autant remboursée par la Sécurité sociale. Sachez que de plus en plus de mutuelles participent au remboursement total ou partiel de vos consultations ostéopathiques.


Par Samir SI SALEM - Publié dans : Législation/Ostéopathe Nanterre
Vendredi 5 février 5 05 /02 /Fév 11:28

Avant une séance :
Essayez dans la mesure du possible d'amener tous les clichés radiologiques (scan, IRM, Radios, etc.) récents lors de la première séance d'ostéopathie. En effet, il est indispensable pour votre thérapeute de connaître tous les détails de votre anatomie, et en particulier de votre rachis cervical avant toute manipulation.
Si vous avez subi un traumatisme important et que des signes tels que des vertiges, migraines, saignements, steppage sont apparus depuis, consultez votre médecin traitant avant de prendre rendez-vous chez un ostéopathe.

 

Déroulement d'une séance :
Une séance d'ostéopathie commence par un interrogatoire clinique : Chronicité de la douleur, Signes l'augmentant ou la diminuant, périodes paroxystiques, etc. Le thérapeute doit savoir tout ce qui peut lier votre histoire à celle de la douleur. Il est essentiel de ne rien laisser au hasard quand il vous pose des questions, et le laisser lui -même écarter des réponses sans rapport.
Ensuite, le thérapeute vous examine : debout, allongé, tests de mobilité actifs, passifs, tests de resistance, etc. C'est le moment où le "toucher", qualité qui différencie les bons ostéopathes des mauvais, rentre en jeu. L'ostéopathe apprécie la flexibilité des articulations et des tissus du corps pour situer le problème. Ceci nécessite des connaissances anatomiques, physiologiques et surtout techniques très approfondies
Une fois que le problème est trouvé, le thérapeute doit vous traiter. Il existe pour cela tout un arsenal de techniques (viscérales, crâniennes, fasciales, tissulaires, structurelles), certaines efficaces plus rapidement que d'autres, mais toutes sont à connaître afin de s'adapter à tout patient ou tout cas clinique.
Les techniques qui font le plus souvent peur au public sont les techniques dites de "thrust". Ces techniques peuvent avoir pour conséquence un "pop" ou "crack" articulaire (cf partie ostéopathie), qui n'est en aucun cas la conclusion d'une manipulation. Il est indispensable de bien comprendre que le but d'une manipulation est d'informer la structure à manipuler, afin de retrouver la flexibilité de celle-ci.

 

Conclusion d'une séance :
A la suite d'une séance, vous vous sentirez généralement fatigué. La douleur peut augmenter après une séance, et diminuer fortement dans les 48-72h qui suivent. Elle est due à l'inflammation qui suit la manipulation. Le but de la première séance est avant tout de débloquer l'articulation lésée. Comme il est précisé plus haut, pour une pathologie chronique, il peut vous falloir plus d'une séance pour faire disparaitre les signes qui vous ont poussé à consulter.
Il faut toujours espacer les séances d'au moins quelques jours pour que le corps s'habitue à son équilibre retrouvé, et que vous en ressentiez les bienfaits. Dans la plupart des cas cependant, et notamment les cas aigus (signes apparus depuis quelques jours, urgences) comme les dorsalgies hautes, ou les lumbago, les suites de séances sont rapidement très positives, car le corps n'a pas eu le temps de s'ancrer dans un déséquilibre complet, et la première séance est souvent source de satisfaction.

Par Samir SI SALEM - Publié dans : Déroulement d'une séance d'ostéopathie
Mardi 2 février 2 02 /02 /Fév 13:22

L'ostéopathie traite l'origine des troubles fonctionnels.
La liste des indications dont elle se préoccupe ne peut être exhaustive, elle s'intéresse aux systèmes:

Pour les adultes:
-
problèmes orthopédiques: entorses, tendinites, dorsalgies, lumbagos, cervicalgies, lombalgies, douleurs articulaires...

- neurologique :
sciatiques, névralgies, neuropathies diverses...
- respiratoire:
problème respiratoire, anxiété
- digestif : acidité gastrique, hernie hiatale, troubles digestifs, ballonnements, constipation...
- ORL et céphalique : rhinites, migraines, sinusites chroniques, pathologies asthmatiformes, vertiges, acouphènes, céphalées...
- génito-urinaire : incontinence, cystite, énurésie, troubles de la ménopause...
- neuro-végétatif : stress, angoisse, états dépressifs, spasmophilie, troubles du sommeil, irritabilité...
- problème de concentration, baisse de la vitalité, fatigue chronique, dépression...
- troubles endocrinologiques
- problèmes dentaires (séquelles post-opératoire)
- Elle s'intéresse également aux séquelles de traumatisme.

 

Pour les nourrissons:
- Cris, pleurs, irritabilité
- Régurgitation, constipation, coliques
- Sommeil perturbé
- Asymétrie du crâne, conjonctivite, strabisme.

 

Pour les enfants:
- hyperactivité
- dyslexie
- colique, constipation
- sommeil perturbé
- problèmes dentaires et complément de travail orthodontique

 

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L'ostéopathe connaît ses limites et ne prétend pas tout soigner.
Il ne se propose pas de guérir les maladies dégénératives (cancer, sclérose en plaque…), les maladies génétiques (mucoviscidose, myopathie…), les maladies infectieuses (tuberculose, sida, tétanos…).

Cependant, même si l'ostéopathie ne peut avoir d'action sur les affections ci-dessus, elle peut avoir une action sur les conséquences de ces pathologies, en particulier sur la douleur, par libération des tensions des structures environnantes.
Dès lors, l'ostéopathie peut être considéré comme une thérapie palliative complémentaire à ne pas négliger.


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A titre d’exemple, vous pouvez aussi consulter un ostéopathe :
- A titre préventif pour conserver la santé.
- Si un trouble apparaît après une chute, un choc ou un accident avec traumatisme même si apparemment il n'y a pas de rapport entre eux.
- En cas de symptôme persistant et inexpliqué par la médecine allopathique.
- En cas de stress, de surmenage, et si vous éprouvez le besoin "d'écouter votre corps".
- Pour trouver l'équilibre et l'harmonie après de longs traitements de maladies graves.
- En cas de mal de dos chronique.
- En cas de rhumatisme ou d'arthrose.
(Liste non exhaustive)

Par Samir SI SALEM - Publié dans : Indications de l'ostéopathie/Ostéopathe Nanterre
Lundi 16 novembre 1 16 /11 /Nov 20:07

L'ostéopathie est une méthode thérapeutique manuelle, qui s'emploie à déterminer et à traiter les restrictions de mobilité affectant les structures composant le corps humain.

Selon son principe : toute perte de mobilité des articulations, des muscles, des ligaments ou des viscères peut provoquer un déséquilibre de l'état de santé.


L'ostéopathe exerce en s'appuyant sur une connaissance approfondie de l'anatomie et de la physiologie. Il considère l'individu dans son ensemble : tout à la fois art, science et technique, l'ostéopathie repose en effet sur un concept philosophique : " l'homme est un tout ". Le praticien n'utilise que ses mains : il perçoit tensions et déséquilibres grâce à une palpation précise, minutieuse, exacte, qui est le fondement même de l'ostéopathie.



Grâce à cette qualité d'écoute, l'ostéopathie est une thérapie préventive et curative.

L'intervention de l'ostéopathe est toujours parfaitement dosée : c'est la recherche du geste minimum indispensable et bienfaisant.

Par Samir SI SALEM - Publié dans : Définition de l'ostéopathie /Ost2opathe Nanterre
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